La méthode
Comment lit-on cet atlas ?
Cet atlas cartographie plus de 1200 métiers français non par leurs
compétences, mais par ce qu'on y vit : ce que le travail sollicite et ce qu'on
y éprouve. Chaque métier est décrit par un même profil de 16 dimensions.
Les 16 dimensions
Réparties en quatre familles, héritées de la psychologie de l'orientation : intérêts
RIASEC (Holland), valeurs de travail (O*NET / Schwartz), dispositions (Big Five) et
conditions de contexte.
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Centres d'intérêt — rapport aux choses, aux données, à l'influence, au contact humain, aux idées
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Contexte — effort physique, plein air, risque & enjeux
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Dispositions — créativité, précision, résilience, coopération
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Valeurs — impact & utilité, reconnaissance, sécurité, autonomie
Une note de 0 à 4 : la « centralité »
Pour chaque métier et chaque dimension, un seul nombre — la centralité :
à quel point ce trait est caractéristique du travail, et non votre niveau de
maîtrise. Les dimensions sont unipolaires ; les oppositions (les choses vs. les autres)
émergent d'elles-mêmes, par anticorrélation.
0 · absent4 · central
Comment c'est mesuré
- La théorie d'abord. Une grille de ~22 dimensions candidates, issues des cadres ci-dessus.
- Une lecture par un modèle. Claude (Anthropic, Opus 4.8) lit la prose de chaque
fiche — missions, définition, activités, jamais la liste de compétences (biais
thématique) — et note chaque dimension de 0 à 4. Température 0, médiane de 3 lectures,
contre des grilles d'ancrage fixes.
- Un élagage empirique. Les dimensions sans pouvoir discriminant (aucun étalement)
ou redondantes sont coupées.
Naviguer l'espace
Partez d'un métier : son profil s'affiche sur le radar. Déformez la cible — « plus de
ceci, moins de cela » — au doigt sur le radar ou aux curseurs. Le catalogue se reclasse
en direct par distance euclidienne à votre cible, dans un espace normalisé (chaque
axe centré-réduit, z = (note − moyenne) / écart-type, à poids égaux). Le
pourcentage de correspondance dérive de cette distance.
Ce que ce n'est pas
Ces profils sont l'interprétation des fiches métiers par un modèle de langage,
non des données mesurées. C'est une version, faite pour explorer
l'espace des métiers et s'y repérer, non pour évaluer des personnes ni remplacer un
conseil d'orientation. Une carte, pas le territoire.